Il n’est jamais à jour
Une mise à jour quotidienne des matières dangereuses suppose une saisie quotidienne. Dans les faits, le fichier est repris avant une visite, puis abandonné.
Édité par APB CONSEIL, cabinet de conseil ICPE
L’état des matières stockées doit être exact, daté et immédiatement présentable — aux secours pendant l’événement, à l’inspection après. Docostock le tient à jour, produit les états conformes et conserve l’historique.
Pourquoi cette obligation existe
Après l’accident de Lubrizol à Rouen en 2019, la question la plus simple est restée sans réponse pendant plusieurs jours : qu’est-ce qui a brûlé, exactement ? La commission d’enquête du Sénat l’a formulé sans détour — souvent, ni les services de l’État chargés du contrôle des installations classées, ni les industriels eux-mêmes ne savent exactement quels produits sont stockés. C’est de ce constat qu’est née la série de textes du 24 septembre 2020, dits « post-Lubrizol ».
Le point le plus instructif n’est d’ailleurs pas le site Seveso lui-même, mais l’entrepôt voisin, qui n’en était pas un : c’est là que la connaissance des stocks manquait le plus. L’obligation ne vise donc pas seulement les installations les plus surveillées — elle vise aussi celles dont personne ne se méfiait.
L’état des matières stockées répond à deux besoins distincts, et c’est ce qui explique sa forme : permettre aux services de secours de savoir immédiatement à quoi ils ont affaire, et permettre l’information de la population, sous un format synthétique et vulgarisé.
Autrement dit : ce n’est pas un document d’archive. C’est un document d’intervention.
Ce que nous observons en audit
Presque tous les sites que nous auditons ont un fichier. Presque aucun ne satisfait l’obligation. Les raisons sont toujours les mêmes.
Une mise à jour quotidienne des matières dangereuses suppose une saisie quotidienne. Dans les faits, le fichier est repris avant une visite, puis abandonné.
Un tableur écrase sa version précédente. Impossible de démontrer l’état des stocks à une date donnée — précisément ce qu’on vous demandera après un événement.
Dans un classeur, un disque partagé, la boîte de courriels de l’acheteur. Rarement à jour, jamais reliées à la ligne de stock correspondante.
À la main, depuis une FDS parfois obsolète. Une erreur de mention H, et c’est le classement en rubrique 4XXX qui devient faux.
Celle qui contient tout, y compris ce qui relève du secret industriel. Rien qui puisse être transmis pour l’information du public.
Celle qui l’a créé, qui sait comment il fonctionne, et dont le départ rend le fichier inexploitable en trois mois.
La solution
Docostock ne demande pas à une seule personne de tout savoir. Il répartit la saisie là où l’information existe, et produit les documents attendus.
Un produit, une fiche : famille, classement, état physique, mentions de danger, FDS associée.
Quantités mises à jour à la fréquence requise, par les personnes qui tiennent les stocks.
État complet pour les secours et l’inspection, version synthétique destinée à l’information du public.
Chaque édition est horodatée et archivée : l’état des stocks à une date donnée reste démontrable.
L’exploitant répond de l’ensemble du site. Mais les produits appartiennent aux locataires, qui n’ont ni la même urgence, ni la même culture réglementaire, ni l’habitude de rendre des comptes sur leurs stocks.
Gestionnaires de parcs et bailleurs
Docostock donne à chaque locataire un accès limité à ses propres produits, relance automatiquement ceux qui n’ont pas actualisé leur déclaration, et consolide l’ensemble au niveau du site.
Le gestionnaire obtient un état complet sans courir après quinze interlocuteurs, et conserve la trace de qui a déclaré quoi, et quand. Cette traçabilité vaut aussi répartition des responsabilités.
Qui écrit l’outil
La plupart des logiciels de conformité sont écrits par des éditeurs qui découvrent la réglementation dans la documentation de leurs clients. Docostock est écrit par le cabinet APB CONSEIL, qui accompagne des exploitants d’installations classées depuis 2011 : c’est le tableur que nos consultants refaisaient sur chaque dossier.
Docostock n’est pas confié à un prestataire de passage. Il est développé en interne, ce qui permet de corriger un écran gênant en quelques jours plutôt qu’à la prochaine version annuelle — et de faire évoluer l’outil quand un texte change, pas quand la feuille de route le prévoit.
Chaque évolution réglementaire est lue sur le texte par nos consultants avant d’être codée, et la référence qui la fonde est conservée. C’est ce qui permet de vous dire non seulement ce que l’outil attend de vous, mais pourquoi — et de le justifier devant un inspecteur.
Les consultants qui utilisent Docostock en mission sont ceux qui en spécifient les évolutions. Un écran qui fait perdre du temps sur site ne survit pas longtemps : ils sont les premiers à le subir, un jour de visite, avec l’inspection dans le couloir.
Quand vous appelez, la question de seuil, de rubrique ou de fréquence trouve une réponse — pas un renvoi vers la documentation ni une remontée de ticket vers un service qui n’a jamais mis les pieds sur un site classé.
Un éditeur généraliste vous livre un champ de saisie. Un cabinet vous livre le champ, la raison pour laquelle il existe, et la réserve qui l’accompagne quand la réglementation ne tranche pas. C’est sur ces cas-là — pas sur les fonctions courantes — que se joue la valeur d’un outil de conformité.
Les prestations de conseil — analyse des fiches de données de sécurité et classement en rubriques 4XXX, dimensionnement des besoins en eau D9 / D9A, modélisation FLUMilog — sont proposées séparément, par le cabinet.
Démonstration sans engagement
Nous partons de votre fichier existant. S’il est conforme, nous vous le disons — même si la réponse est que vous n’avez pas besoin de Docostock.