Édité par APB CONSEIL, cabinet de conseil ICPE

Le jour de l’accident, personne ne demande où sont vos produits. On demande la liste.

L’état des matières stockées doit être exact, daté et immédiatement présentable — aux secours pendant l’événement, à l’inspection après. Docostock le tient à jour, produit les états conformes et conserve l’historique.

  • Mises à jour quotidiennes et hebdomadaires tracées
  • Fiches de données de sécurité centralisées
  • Version destinée à l’information du public

Pourquoi cette obligation existe

Elle vient de Lubrizol.

Après l’accident de Lubrizol à Rouen en 2019, la question la plus simple est restée sans réponse pendant plusieurs jours : qu’est-ce qui a brûlé, exactement ? La commission d’enquête du Sénat l’a formulé sans détour — souvent, ni les services de l’État chargés du contrôle des installations classées, ni les industriels eux-mêmes ne savent exactement quels produits sont stockés. C’est de ce constat qu’est née la série de textes du 24 septembre 2020, dits « post-Lubrizol ».

Le point le plus instructif n’est d’ailleurs pas le site Seveso lui-même, mais l’entrepôt voisin, qui n’en était pas un : c’est là que la connaissance des stocks manquait le plus. L’obligation ne vise donc pas seulement les installations les plus surveillées — elle vise aussi celles dont personne ne se méfiait.

L’état des matières stockées répond à deux besoins distincts, et c’est ce qui explique sa forme : permettre aux services de secours de savoir immédiatement à quoi ils ont affaire, et permettre l’information de la population, sous un format synthétique et vulgarisé.

Autrement dit : ce n’est pas un document d’archive. C’est un document d’intervention.

Le détail de l’obligation et son champ d’application

QuotidienneMise à jour minimale pour les matières dangereuses, en régime complet.
HebdomadairePour les autres matières, y compris combustibles non dangereuses.
AnnuelRecalage par inventaire physique, au minimum une fois par an.
1510 E et AEntrepôts à enregistrement comme à autorisation : même régime complet que les sites Seveso.

Ce que nous observons en audit

Le tableur ne tient pas.

Presque tous les sites que nous auditons ont un fichier. Presque aucun ne satisfait l’obligation. Les raisons sont toujours les mêmes.

Il n’est jamais à jour

Une mise à jour quotidienne des matières dangereuses suppose une saisie quotidienne. Dans les faits, le fichier est repris avant une visite, puis abandonné.

Il n’est pas daté

Un tableur écrase sa version précédente. Impossible de démontrer l’état des stocks à une date donnée — précisément ce qu’on vous demandera après un événement.

Les FDS vivent ailleurs

Dans un classeur, un disque partagé, la boîte de courriels de l’acheteur. Rarement à jour, jamais reliées à la ligne de stock correspondante.

Les mentions de danger sont recopiées

À la main, depuis une FDS parfois obsolète. Une erreur de mention H, et c’est le classement en rubrique 4XXX qui devient faux.

Il n’y a qu’une version

Celle qui contient tout, y compris ce qui relève du secret industriel. Rien qui puisse être transmis pour l’information du public.

Il dépend d’une personne

Celle qui l’a créé, qui sait comment il fonctionne, et dont le départ rend le fichier inexploitable en trois mois.

La solution

Une base unique, tenue par ceux qui manipulent les produits.

Docostock ne demande pas à une seule personne de tout savoir. Il répartit la saisie là où l’information existe, et produit les documents attendus.

Référencer

Un produit, une fiche : famille, classement, état physique, mentions de danger, FDS associée.

Actualiser

Quantités mises à jour à la fréquence requise, par les personnes qui tiennent les stocks.

Éditer

État complet pour les secours et l’inspection, version synthétique destinée à l’information du public.

Conserver

Chaque édition est horodatée et archivée : l’état des stocks à une date donnée reste démontrable.

Ce que fait la solution, en détail

Le cas du site partagé

L’exploitant répond de l’ensemble du site. Mais les produits appartiennent aux locataires, qui n’ont ni la même urgence, ni la même culture réglementaire, ni l’habitude de rendre des comptes sur leurs stocks.

Gestionnaires de parcs et bailleurs

Obtenir la déclaration de chaque locataire, sans la réclamer soi-même

Docostock donne à chaque locataire un accès limité à ses propres produits, relance automatiquement ceux qui n’ont pas actualisé leur déclaration, et consolide l’ensemble au niveau du site.

Le gestionnaire obtient un état complet sans courir après quinze interlocuteurs, et conserve la trace de qui a déclaré quoi, et quand. Cette traçabilité vaut aussi répartition des responsabilités.

Le fonctionnement en site multi-locataires

Qui écrit l’outil

Un logiciel écrit par un cabinet de conseil ICPE

La plupart des logiciels de conformité sont écrits par des éditeurs qui découvrent la réglementation dans la documentation de leurs clients. Docostock est écrit par le cabinet APB CONSEIL, qui accompagne des exploitants d’installations classées depuis 2011 : c’est le tableur que nos consultants refaisaient sur chaque dossier.

Des développeurs internes

Docostock n’est pas confié à un prestataire de passage. Il est développé en interne, ce qui permet de corriger un écran gênant en quelques jours plutôt qu’à la prochaine version annuelle — et de faire évoluer l’outil quand un texte change, pas quand la feuille de route le prévoit.

Une lecture des textes

Chaque évolution réglementaire est lue sur le texte par nos consultants avant d’être codée, et la référence qui la fonde est conservée. C’est ce qui permet de vous dire non seulement ce que l’outil attend de vous, mais pourquoi — et de le justifier devant un inspecteur.

Des auditeurs

Les consultants qui utilisent Docostock en mission sont ceux qui en spécifient les évolutions. Un écran qui fait perdre du temps sur site ne survit pas longtemps : ils sont les premiers à le subir, un jour de visite, avec l’inspection dans le couloir.

Un support tenu par des consultants ICPE

Quand vous appelez, la question de seuil, de rubrique ou de fréquence trouve une réponse — pas un renvoi vers la documentation ni une remontée de ticket vers un service qui n’a jamais mis les pieds sur un site classé.

La différence se voit sur les cas limites

Un éditeur généraliste vous livre un champ de saisie. Un cabinet vous livre le champ, la raison pour laquelle il existe, et la réserve qui l’accompagne quand la réglementation ne tranche pas. C’est sur ces cas-là — pas sur les fonctions courantes — que se joue la valeur d’un outil de conformité.

Les prestations de conseil — analyse des fiches de données de sécurité et classement en rubriques 4XXX, dimensionnement des besoins en eau D9 / D9A, modélisation FLUMilog — sont proposées séparément, par le cabinet.

Démonstration sans engagement

Trente minutes suffisent à savoir si votre état actuel tient.

Nous partons de votre fichier existant. S’il est conforme, nous vous le disons — même si la réponse est que vous n’avez pas besoin de Docostock.